Arrivé à l'atelier en constat préoccupant : dorure à la feuille écaillée sur plus d'un tiers des reliefs, garniture d'origine perdue, un pied arrière fendu au niveau du sabot. Le fauteuil cabriolet, à dossier arrondi épousant le corps, porte l'estampille partiellement effacée d'un maître de la seconde moitié du XVIIIe siècle — nous penchons pour l'atelier Boulard au vu du profil des consoles d'accotoir.
Traitement : recollement des assemblages à la colle de peauColle animale traditionnelle, réversible à l'eau chaude — préférée à toute colle de synthèse en restauration de mobilier ancien., regarnissage sur sangles et crin végétal, dorure à la mixtion sur les pertes en harmonie avec l'or ancien conservé, puis un léger brunissage sélectif pour ne pas uniformiser l'éclat. Retapissé d'un lampas de soie ivoire tissé à Lyon, motif à la disposition d'origine reconstitué d'après les clous de fixation retrouvés.
Collection privée, 7e arrondissement — 14 semaines d'intervention, dossier ARC-2023-014.